Un backup qui se termine sans erreur ne garantit pas qu’il est réellement restaurable (droits manquants, extensions absentes, corruption de données). La seule preuve réelle, c’est de tester la restauration.
Ce guide explique comment déployer un agent de vérification Databasus dédié dans un conteneur LXC sous Debian. L’agent récupère automatiquement les sauvegardes, les restaure dans un conteneur Docker éphémère, valide la cohérence des tables (comptage des lignes), puis détruit le conteneur.
srv-verifier-01).Connectez-vous en SSH sur votre LXC dédié (en tant que root dans le répertoire /root) et suivez les étapes suivantes.
Exécutez la commande suivante en remplaçant http://VOTRE_IP_DATABASUS:PORT par l’adresse réelle de votre instance Databasus :
cd /root
curl -L -o verification-agent "http://VOTRE_IP_DATABASUS:PORT/api/v1/system/verification-agent?arch=amd64" && chmod +x verification-agent
(Remplacez arch=amd64 par arch=arm64 si votre serveur utilise une architecture ARM).
Lancez l’agent une première fois pour valider la connexion et générer le fichier de configuration locale.
⚠️ Note importante : Si votre instance Databasus tourne en HTTP local (sans HTTPS), vous devez obligatoirement ajouter le flag
--allow-insecure-httpcomme indiqué ci-dessous.
./verification-agent start \
--databasus-host=http://VOTRE_IP_DATABASUS:PORT \
--allow-insecure-http \
--agent-id=VOTRE_AGENT_ID \
--token=VOTRE_TOKEN \
--max-cpu=2 \
--max-ram-mb=2048 \
--max-disk-gb=20 \
--max-concurrent-jobs=1
Les variables à adapter selon votre configuration :
--databasus-host : l’adresse URL complète de votre instance Databasus.--agent-id : l’ID généré à l’étape 2.--token : le jeton de sécurité généré à l’étape 2.--max-cpu / --max-ram-mb / --max-disk-gb : les limites matérielles maximales que l’agent a le droit d’allouer sur ce LXC pour les conteneurs Docker de test.Vérifiez que l’agent est bien actif et qu’il détecte votre Docker local :
./verification-agent status
Une fois la mention Agent is running validée, arrêtez proprement l’agent en tâche de fond pour passer à l’étape d’automatisation :
./verification-agent stop
Pour que l’agent démarre automatiquement avec le conteneur LXC, nous allons créer un service système.
Créer le fichier de service :
nano /etc/systemd/system/databasus-verifier.service
Coller la configuration suivante (elle utilise le répertoire /root où se trouve le binaire) :
[Unit]
Description=Databasus Verification Agent
After=network.target docker.service
Requires=docker.service
[Service]
Type=simple
WorkingDirectory=/root
# L'argument 'run' permet à systemd de gérer le processus au premier plan
ExecStart=/root/verification-agent run
Restart=always
RestartSec=5
[Install]
WantedBy=multi-user.target
Enregistrer et fermer le fichier (Ctrl+O, Entrée, puis Ctrl+X).
Activer et démarrer le service :
systemctl daemon-reload
systemctl enable --now databasus-verifier
Vérifier le bon fonctionnement du service :
systemctl status databasus-verifier
L’agent apparaît désormais avec un badge vert Online dans l’onglet Settings de Databasus. Il ne reste plus qu’à planifier les vérifications :
Vous pouvez suivre le statut complet, la durée de restauration et le nombre de lignes importées par table directement depuis l’onglet Verifications de chaque base de données.

Auteur : ce guide est proposé par Amaury aka BlablaLinux. Retrouvez l’ensemble de mes services sur blablalinux.be/mes-services-publics/.